Marc Schillaci, pdg et fondateur d'oxatis, a accordé à Twideco TV une interview lors de l'université d'été du Medef 2009.
Mylène Jouve : Le thème de l’Université d’été du MEDEF 2009 c’est à la Recherche des Temps Nouveaux, qu’est-ce que cela vous inspire ?
Marc Schillaci : Ca m’inspire que le commerce électronique et le commerce en ligne de manière générale est une grande opportunité pour les gens, que ce soit les hommes et les femmes de travailler différemment, de travailler de travailler de chez eux par exemple, nous voyons aussi beaucoup de gens qui se lancent dans ce que l’on appelle du pure player, c'est-à-dire qu’ils n’ont pas d’activité physique, ils n’ont qu’une activité virtuelle, parfois ils vendent des produits physiques donc il faut bien les stocker, mais ils n’ont plus de magasin, parfois même ce sont des produits purement virtuels. Nous avons par exemple, une jeune femme qui vend des patrons pour créer des bijoux, donc ce sont des documents qu’elle va commercialiser. Le commerce en ligne, c’est vraiment une nouvelle façon de travailler, d’organiser sa journée qui n’aura plus les mêmes rythmes classiques de 8h-12h / 14h18h, où on va pouvoir concentrer plus de temps à sa famille. ON s’aperçoit pour souligner ce phénomène que nous avons un ensemble de jeunes femmes qui se lancent beaucoup plus tôt dans l’entreprenariat. Avant, les jeunes femmes consacraient une grande partie de leur vie à leurs enfants et puis quand ils étaient ados ou post ados, elles commençaient à entreprendre à 45/50 ans et là, on les voit entreprendre à 25 ans en profitant de cette période de procréation, de congé maternité. Elles ont beaucoup d’idées car elles s’aperçoivent qu’elles ont de nouveaux besoins, que ce soit tournés autour de l’enfance ou de l’environnement. Ca leur permet de se lancer pendant cette période.
Mylène Jouve : Nous sommes en période de crise, le e-commerce pourrait-il être une solution à la crise ?
Marc Schillaci : Le e-commerce est clairement un des moyens, ce n’est pas LE moyen, mais un moyen de sortir de la crise qu’il faut ajouter à une panoplie d’autres moyens qui sont à définir et à trouver. On a d’ailleurs été suffisamment matures en France par rapport au e-commerce, pour que nous, Oxatis, ressentions fortement l’impact de ce phénomène puisque l’année dernière nous avons fait une énorme croissance alors que c’était la crise. Les entreprises se sont aperçues que c’était un moyen de faire quelques pourcents de chiffre d’affaires en plus, et ces quelques pourcents sont importants quand les autres manquent. Certains cadres dans des entreprises qui vont mal et qui savent que malheureusement leur emploi peut être condamné, se lancent dans un nouveau business en ligne pour finalement devenir leur propre patron. Evidemment tout ça a été amplifié par le statut d’auto entrepreneur qui a donné des ambitions à des gens qui ne savaient pas comment se lancer. Le commerce en ligne a plusieurs avantages. On peut faire ça avec des moyens modestes puisque ce ne sont pas des sommes considérables que l’on met sur le tapis pour commencer. On n’a par exemple pas besoin d’acheter un local ou de prendre un bail, généralement le stock est assez limité et on peut faire ça en complément d’un travail salarié.
On s’aperçoit aussi que ça peut être une opportunité pour les entreprises qui veulent rationnaliser la façon dont elles travaillent. Là on ne sera plus dans du BtoC mais dans du commerce entre entreprises. Les gens s’aperçoivent quand proposant des produits en ligne on peut accéder à un catalogue à des heures où généralement il n’y a plus de commerciaux, il n’y a plus personne. Il n’y a plus besoin de double saisie, ce n’est pas comme quand vous recevez un fax, quelqu’un dans l’entreprise doit ressaisir pour retraiter, là ça arrive directement dans le système d’information, donc on gagne en productivité.
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